Semaine 34 ETE - Arcimboldo -

 

Arcimboldo - L'été - 


Semaine 34 ETE - Chaton Daniel -

 


L'été 


21 juin fête de la musique,

Cette année couic !

Premier jour de l’été,

Plutôt émietté.

Les orages ont tout saccagé,

Même ce que l’on avait aménagé.

Clocher arraché,

Vignes couchées.

L’été s’est installé

Il ne faut pas vous affoler.

 

Température en chute libre,

Comment garder son équilibre ?

Masques au repos,

Au soleil la peau !

Les visages découverts

Retirons les pullovers.

Le calendrier ne s’est pas trompé,

L’été s’est estompé.

Les plages frigorifiées,

Ne soyons pas stupéfiés.

 

Réservations en délire,

Il faut se laisser conduire.

En auto, en train,

En voiture tout terrain,

Avec ou sans masque,

Mais toujours avec le casque.

La France, première destination ;

Avec ou sans vaccination.

Les lieux de vacances se réveillent,

Après un long sommeil.

 

Les hôteliers se frottent les mains

Les clients presque en chemin.

Les jardiniers se pressent autour des parterres,

Vont bon train, les propriétaires.

Les piscines sont désinfectées.

À chaque poste, un agent est affecté.

Les premiers clients se sont déjà installés,

Leurs valises déballées.

Chauffe, chauffe, soleil,

Bleu sera le ciel.

 

Les terrains de camping se préparent,

Sont prêts tous les savoyards.

Les guides attendent les clients,

Ils seront tous accueillants,

Pour des randonnées en montagne,

Ou autour dans la campagne.

Un absent pour le moment,

Un soleil brillant

Chassant orages et pluies,

Pour agrémenter les circuits.


Semaine 34 ETE en musique !!!

 


Semaine 34 ETE - Rose 63 -

 

Il était une fois

 

 La vie

Cet organisme vivant

Souvent malmené

Et pourtant

La vie serait si belle

Si on voulait s'en donner la peine

La vie c'est toi, c'est moi,

C'est nous sur terre

Les saisons

Et oui quand vient l'été

Liberté

Se lâcher

Se dénuder

Bronzer et pas que...

Rencontrer d'autres horizons

Courte période avant l'automne

Les pressés se jettent partout

Ils ne profitent de rien

Enfin ils pensent décrocher monts et merveilles

Les uns sur les autres oups

Je laisse ma place

L'été

Chez moi à l'ombre

De moi-même

J'y suis si bien

Observer les plantes fructifier

 Partir

Quand tout le monde revient

Profiter du sable fin

Marcher de bon matin

Respirer la fin de l'été

En attendant le mordoré

Quand l'automne s'en vient


Semaine 34 ETE - Jill Bill -

 

Ailleurs en été...

 

Eté, j'oublie tout

Plus rien à faire du tout

Sinon, se dorer la pilule au soleil

Quand butinent les abeilles

Doigts de pieds en éventail

Moi, plus je ne travaille !

 

Eté

Suis en congé

Abonnée aux abonnés absents

Le temps

D'une plage aux parasols

Chez les créoles

Tong et maillot de bain

Ah hein...

 

Vous m'enviez, j'le sens...

J'ai épargné un an

Pour se faire, quitter ma mare,

Larguer les amarres

Autre pays, dépaysement, bonheur,

Guadeloupe haute en couleurs...

 

Manjé, bw é, pas que dlo

Sous son syèl faire dodo

A l'ombre du cocotier

Côtier...


Semaine 33 ETRANGE - Jacques Prévert -

 

Être Ange

C’est Étrange

Dit l’Ange

Être Âne

C’est étrâne

Dit l’Âne

Cela ne veut rien dire

Dit l’Ange en haussant les ailes

Pourtant

Si étrange veut dire quelque chose

étrâne est plus étrange qu’étrange

dit l’Âne

Étrange est !

Dit l’Ange en tapant du pied

Étranger vous-même

Dit l’Âne

Et il s’envole.

 

“Être ange c’est étrange”, tiré du recueil “Fatras” paru aux éditions Gallimard


Semaine 33 ETRANGE - Chaton Daniel -

 



Étrange lueur qui traverse le ciel,

Suivie par un essaim d’abeilles.

Ils se dirigent vers la forêt interdite

Qui donnent des trachéites.

Je regarde l’essaim,

Et tous ses fantassins.

Lueur rouge

Qui seule bouge,

Queue d’une comète,

Avec ses aiguillettes.

 

Une petite voix m’appelle

Tenant dans la main une coupelle.

Elle me fait signe de la suivre,

Avec un petit sourire.

Un petit pas en avant,

Mon corps dérivant,

La voix se fait plus proche,

Et ma main accroche.

Je la suis tout tremblant

Et un peu branlant.

 

Étrange forêt dans laquelle nous pénétrons ;

Dansent des bucherons,

Leur hache à la main.

Autour d’eux, des petits nains.

Vers les sommets, chantent les essaims,

Assis sur des coussins.

Magique cette atmosphère,

Qui ballait les somnifères,

Nous laissant éveillés,

Sans être effrayés.

 

Tout se passe dans le noir,

Personne ne veut s’asseoir.

Je devine sans bien voir

Ce que je ne dois pas savoir.

Forêt enchanteresse,

Qui nous couvre d’allégresse.

Si l’on passe son pourtour, elle s’efface

Ne laissant aucune trace.

La voix se tait,

Cachée dans les futaies.

Personne ne va me croire,

Et me laisseront choir.

 

Forêt de l’étrange

Avec ses anges et ses archanges,

Qui s’évaporent devant les humains,

Qui sont un peu hautains.

Les enfants la voient

Sans la montrer du doigt.

Eux seuls peuvent y entrer

Et dans le fond, y pénétrer.

Ne la cherchez pas !

Pour vous, elle ne sera pas sympa.